L’île d’Haïti, est la plus grande île des Grandes Antilles après Cuba. La République d’Haïti est située dans la partie occidentale de l’île d’Hispaniola, bordée au nord par l’Atlantique, au sud par la mer des Caraïbes et séparée de Cuba à l’ouest par le canal du vent. La République Dominicaine partage l’ensemble de l’île.

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Le pays est constitué principalement de chaînes de montagnes et bordées de plaines côtières. Le principal fleuve est l’Artibonite.

Environ 10, 000,000 d’habitants partagent une superficie de 27, 750 km 2 et le nombre annuel de naissance est plus de : 264,9 milliers d’enfants.

Sur le plan situation sanitaire, quelques indicateurs ci-dessous donnent un aperçu:

  • Espérance de vie à la naissance: 62 années
  • Mortalité chez les moins de 5 ans 165 pour mille naissances vivantes
  • Mortalité maternelle 350 pour 100 000 naissances vivantes
  • Prévalence du VIH: 19 pour 1000 adultes de 15 à 49 ans
  • Prévalence de la tuberculose: 314 pour 100 000 habitants

Malgré des efforts d’amélioration, le réseau routier est dans l’ensemble insuffisant et délabré. Pour plus du tiers de la population (36 %), la principale voie d’accès est une mauvaise piste carrossable, voire seulement un sentier. La moitié de la population (50.2%) réside dans une localité dépourvue de transport collectif et une majorité de la population ne dispose pas de moyen de transport privé.

Haïti jouit d’un climat tropical, avec des températures moyennes variant peu selon les saisons et régions, mais en altitude, les écarts nycthéméraux de température sont importants et les nuits peuvent être très fraiches.

En ville, la conjonction de l’explosion démographique par accroissement naturel, exode rural massif et pauvreté, entraîne la prolifération et l’extension de bidonvilles. La promiscuité et le manque d’assainissement qui règnent en milieux rural et urbain défavorisés – ou vit la majorité de la population - sont très propices à la transmission des maladies respiratoires ou à point de départ respiratoire ainsi qu’aux maladies liées à l’eau et tout particulièrement à transmission fécaux orale(«péril fécal», viral, bactérien, parasitaire).

L’érosion massive et l’anarchie régnant dans la construction des logements, dont la localisation, rendent le pays particulièrement vulnérable aux catastrophes naturelles, exposant la population à de graves dangers en cas de tremblement de terre, de cyclones et même simples tempêtes tropicales avec grosses précipitations.

Avant le tremblement de terre du 12 janvier 2010, le système de santé en Haïti était caractérisé par des déficits majeurs, dont les plus importants étaient : la faible couverture et d’importantes inégalités, le faible niveau de financement et les inefficiences, la faible décentralisation et le dysfonctionnement organisationnel, le déficit de ressources humaines et sa faible productivité (7).

L’impact du tremblement de terre du 12 janvier 2010 sur les structures du secteur santé a été dramatique. Dans les trois (3) départements géographiques les plus touchés du pays (Ouest, Sud- Est et les Nippes), 60 % des hôpitaux ont été sévèrement endommagés ou complètement détruits. Les bureaux et moyens de gestion du Ministère de la Santé ont aussi été très affectés. Le déplacement des populations a accru fortement la pression sur le système de soins dans les départements non concernés directement par le séisme.

De 
nouveaux groupes vulnérables sont apparus. La désorganisation des services de santé provoquée par la démobilisation du personnel de santé affecté par le séisme contribue aussi aux impacts négatifs en termes de diminution du volume de services.

Par ailleurs, les effets de cette catastrophe ont été augmentés par l’épidémie de choléra qui s’est déclarée en octobre 2010. Le système de santé national était capable de détecter l’épidémie et confirmer l’étiologie, mais la réponse a nécessité un appui externe, celui-ci étant facilité par la présence de nombreuses organisations internationales depuis le séisme.

L’impact de ces crises va donc se faire sentir encore pendant les années à venir à tous les niveaux du secteur santé dont les capacités du système pour la surveillance et la riposte. L’efficacité du Ministère de la Santé Publique et de la Population en a été très réduite (coordination, personnel, infrastructure, équipement).

Tout en augmentant l’accessibilité des soins, l’arrivée de nombreux nouveaux acteurs a posé des défis supplémentaires à la coordination déjà très faible du secteur de santé notamment au niveau de la surveillance épidémiologique dont la mise en place avait commencée.

Dans l’éventail des problèmes de santé confrontés en Haïti, chez les enfants de moins de 5 ans, on retient: Les taux de mortalité infantile (57°/°° ) des enfants de moins de un an en 2012, sont dominés par les maladies infectieuses et la malnutrition. Parmi les décès dûs aux infections, chez les moins de 1 an, 31% sont des IRA, 26% sont des diarrhées et 13% des méningites. Il est aussi établi que l’Hæmophilus Influenzæ type B et les pneumocoques sont les causes de décès par les IRA et Méningites, et les décès dûs à la diarrhée sont causés entre autre par le Rotavirus, par conséquent, le rôle attribuable aux agents responsables connus sont à la base de la décision du MSPP de faire bénéficier à la population des nouveaux vaccins .